Septembre 2026
Le dynamisme des communes du Val-d’Oise : quand certaines avancent, Andilly décroche
Dans le Val-d’Oise, les communes ne disposent pas toutes des mêmes moyens, mais elles sont confrontées aux mêmes défis : préserver le cadre de vie, entretenir les équipements publics, adapter les infrastructures aux besoins des habitants, renforcer l’attractivité des centres-villes et préparer la ville de demain.
À l’échelle du territoire, plusieurs communes ont engagé des projets structurants qui témoignent d’une volonté de transformer leur environnement urbain et de répondre aux attentes de leurs habitants.
À Montmorency, par exemple, plusieurs opérations concernent directement les équipements publics et les espaces de vie. La rénovation du groupe scolaire Jules-Ferry s’inscrit dans une logique d’amélioration des conditions d’accueil des enfants et de modernisation du patrimoine communal.
La Place Roger-Levanneur fait également l’objet d’opérations d’embellissement et de requalification de l’espace public. La rue des Chesneaux est, quant à elle, concernée par l’enfouissement des réseaux aériens, une intervention certes moins spectaculaire, mais qui participe directement à l’amélioration du paysage urbain et du cadre de vie.
Sur la Place Charles-Le Brun, l’objectif affiché est également de repenser l’espace public : apaiser la circulation, mieux sécuriser les déplacements des piétons et renforcer la végétalisation. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d'entretenir la ville, mais de la transformer pour la rendre plus agréable, plus sûre et mieux adaptée aux usages actuels.
À Margency, le patrimoine au service des habitants
À quelques kilomètres, Margency s’inscrit elle aussi dans une démarche de transformation de son patrimoine communal.
La restauration de l’ancienne mairie, la création d’une maison de santé et la transformation des anciennes écuries illustrent une volonté de donner une nouvelle vie à des bâtiments existants tout en développant de nouveaux services à la population.
La démarche est intéressante : plutôt que de laisser le patrimoine communal se dégrader ou de multiplier les constructions nouvelles, la commune peut ainsi réhabiliter des bâtiments existants et leur attribuer de nouveaux usages.
La création d’une maison de santé répond par ailleurs à un enjeu particulièrement important pour les communes : maintenir une offre de soins de proximité et faciliter l’accès aux professionnels de santé.
Roissy-en-France : préparer la transition énergétique
À Roissy-en-France, la dynamique prend une autre forme avec le développement de projets d’ombrières photovoltaïques de grande taille.
Ces installations permettent notamment de produire de l’électricité tout en valorisant certains espaces déjà artificialisés. Le développement de boucles d’autoconsommation collective peut aller plus loin en permettant à plusieurs consommateurs de bénéficier localement de l’électricité produite.
Là encore, la question dépasse le simple équipement technique. Elle renvoie à la capacité d’une commune à anticiper les évolutions énergétiques et environnementales et à intégrer ces enjeux dans ses projets.
Et Andilly dans tout cela ?
Face à ces exemples, une question mérite d’être posée : où en est Andilly ? Depuis plusieurs mandatures, nous pouvons objectivement nous poser la question.
Le dynamisme d'une commune se mesure à sa capacité à entretenir ce qui existe, à anticiper les besoins et à investir dans les équipements indispensables au quotidien.
Or, à Andilly, plusieurs sujets semblent aujourd’hui appeler une attention particulière.
La dégradation de la voirie est l’un des premiers signaux visibles. Les routes, trottoirs et espaces publics constituent le quotidien des habitants. Leur entretien régulier n’est pas un luxe : c’est une responsabilité fondamentale d’une collectivité.
Autre interrogation : la construction d’une nouvelle école. Un tel investissement peut évidemment être justifié. Mais lorsque la démographie scolaire n’augmente pas et que, dans le même temps, des fermetures de classes se succèdent, la question de l’adéquation entre l’investissement réalisé, les besoins réels et les coûts de fonctionnement mérite d’être posée publiquement.
Avions nous réellement besoin d’une troisième école sur Andilly, plutôt que de procéder à la rénovation complète de l’école Perrault ? En l’état actuel se projet se révèle être un véritable gouffre financier.
La situation de certains ouvrages publics soulève également des interrogations.
Lorsqu’un équipement se dégrade sans qu’un programme de rénovation ou de réhabilitation clairement identifié soit engagé, la facture peut progressivement augmenter. Reporter les travaux d’entretien peut transformer une intervention relativement maîtrisée en opération beaucoup plus lourde quelques années plus tard.
La question est donc simple : quelle stratégie patrimoniale pour Andilly ?
Quels bâtiments doivent être rénovés ? Quels ouvrages doivent être sécurisés ? Quels espaces publics doivent être requalifiés ? Quels investissements doivent être programmés à cinq, dix ou quinze ans ?
Une commune qui souhaite préserver ses finances doit aussi savoir programmer ses dépenses et éviter que l’urgence ne dicte systématiquement ses choix.
les services de proximité ?
Dans plusieurs communes voisines, la création ou le maintien de services de proximité devient un élément important de l’action municipale.
La création d’une maison de santé à Margency en est un exemple. De plus, Andilly ne se lancera pas dans un tel projet, afin de ne pas concurrencer le projet margencéen. Pour cela, l’approche sera limitée à des disciplines non présente sur la commune voisine.
Le message est clair, Andillois, allez-vous faire soigner ailleurs.
Une telle approche fragilisera à terme les professionnels de soins implantés sur notre commune. Andilly doit faire preuve d’ambition et ne pas se contenter de quelques miettes. C’est typiquement un accord perdant pour les Andillois.
À Andilly, l’absence de projet comparable interroge, notamment dans un contexte où l’accès aux professionnels de santé constitue une préoccupation croissante pour de nombreux habitants. La priorité est l’implantation pérenne de médecins prescripteurs sur la commune.
Mais les services de proximité ne se limitent pas à la santé. Ils concernent aussi les commerces, le bureau de poste, les mobilités, les espaces publics, les équipements sportifs, culturels et associatifs.
C’est cette accumulation de petits et grands projets qui finit par faire la différence dans l’attractivité d’une commune.
Une ville ne se résume pas à quelques réalisations
Il serait évidemment injuste de réduire l’action municipale d’une commune à quelques équipements ou à l’état d’une voirie. Les contraintes budgétaires, les règles d’urbanisme, les décisions de l'État et des collectivités partenaires, ainsi que les évolutions démographiques jouent un rôle important.
Mais la comparaison avec les communes voisines permet de poser une question légitime : quelle ambition pour Andilly ?
Pendant que Montmorency travaille à la rénovation de ses équipements scolaires, à la requalification de ses places, à l’enfouissement de ses réseaux et à l’apaisement de certains espaces publics, que Margency transforme son patrimoine et développe une offre de santé, que Roissy-en-France investit dans des projets énergétiques d’envergure,
Andilly donne parfois le sentiment de devoir encore répondre à des problématiques beaucoup plus élémentaires.
- Voirie dégradée.
- Espaces publics qui mériteraient une requalification.
- Patrimoine communal nécessitant de l’entretien.
- Interrogations sur le coût et l’adéquation de certains investissements.
- Absence de projet structurant autour de la santé.
Et, dans le même temps, les habitants peuvent constater des situations de stationnement anarchique ou encore la présence d’une épicerie de nuit dont les horaires d’ouverture peuvent susciter des interrogations.
Le sujet n’est donc pas de savoir si Andilly doit rivaliser avec Montmorency, Margency ou Roissy-en-France.Chaque commune a son histoire, ses ressources et ses contraintes.
Le véritable enjeu est de savoir si Andilly dispose aujourd’hui d’une vision suffisamment claire de son avenir. En l’état actuel la réponse est non et nous sommes clairement à la traine.
Avril 2026
S’engager, c’est refuser la fatalité. C’est choisir d’agir, de proposer, et surtout de défendre avec constance une vision constructive pour notre commune. À travers notre association, nous avons fait le pari d’un engagement positif mais intransigeant : dire ce qui ne va pas, sans ne jamais renoncer à bâtir des solutions.
Notre position contre les hausses d’impôts n’était ni un slogan ni une posture. Elle reposait sur une conviction simple : alourdir la pression fiscale ne peut être la réponse automatique aux défis budgétaires et manquements du passé. Cette ligne claire, assumée et argumentée, a porté ses fruits. Le conseil municipal 14 avril a finalement renoncé à cette augmentation sur les impôts fonciers. C’est une première victoire, collective, qui montre que la parole citoyenne portée via le site internet de l'ADAA95, lorsqu’elle est déterminée et responsable, peut influer concrètement sur les décisions.
Mais cet engagement ne s’arrête pas là. Refuser une hausse d’impôts ne signifie pas renoncer à l’ambition. Bien au contraire. Nous continuerons à œuvrer pour que les travaux nécessaires de rénovation urbaine soient réalisés en temps et en heure, avec sérieux et discernement. Notre objectif est clair : améliorer le cadre de vie sans compromettre l’équilibre financier des habitants. Nous considérons que les Andillois ne doivent pas devenir les otages du renoncement des équipes précédentes.
Nous porterons également tous ces sujets trop longtemps oubliés ou relégués au second plan. Parce qu’une commune se construit dans le détail autant que dans ses grands projets, nous veillerons à ce que chaque enjeu, chaque quartier, chaque préoccupation trouve enfin sa place dans le débat public. Nous avons adressé en ce sens un courrier à Monsieur le Maire identifiant des problèmes urgent à résoudre. Maintenant, nous attendons que notre constat imparable se traduise en actes.
Notre démarche est constante : vigilance, propositions, action et exigence. L’engagement positif n’est pas une formule, c’est une méthode. Et nous comptons bien continuer à la faire vivre, avec vous, n’en déplaise à certains.
Jean-Christophe Tirat