Les nuisances aériennes

Depuis plusieurs années, les habitants du village subissent des nuisances sonores croissantes liées au trafic aérien. Le passage répété des avions, tôt le matin, tard le soir, parfois en pleine nuit, perturbe le sommeil, affecte la qualité de vie et engendre un stress permanent. Les conversations sont interrompues, les jardins deviennent moins agréables, les fenêtres restent closes malgré la chaleur. Ce bruit régulier, puissant, s’impose au quotidien comme une contrainte que nul n’a choisie.

Notre commune est exposée aux mêmes trajectoires aériennes que certaines villes voisines, elles, bien intégrées à la zone C du Plan d’Exposition au Bruit (PEB) et du Plan de Gêne Sonore (PGS) autour de l’aéroport de l’Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Ces dispositifs permettent notamment d’encadrer l’urbanisation et d’ouvrir droit à des aides pour l’insonorisation des logements. Or, malgré une exposition comparable, notre village demeure exclu de cette classification. Cette situation interroge.

Pourquoi la commune n’a-t-elle pas contesté ce zonage ? Pourquoi n’a-t-elle pas engagé les démarches nécessaires pour faire reconnaître officiellement l’exposition réelle de ses habitants au bruit aérien ? Les procédures de révision des plans existent ; elles reposent sur des études acoustiques, des consultations publiques et l’intervention des élus locaux. Encore faut-il qu’une volonté politique s’exprime pour défendre les intérêts des administrés.

Sur plusieurs mandats, l’ancien maire a mis en avant les retombées économiques liées à l’activité aéroportuaire : emplois, dynamisme territorial, attractivité. Ces arguments sont audibles et l’économie locale ne peut être ignorée. Mais le rôle premier d’un élu local n’est-il pas aussi de protéger la santé et la qualité de vie de ses habitants ? Défendre l’économie ne devrait pas signifier, minimiser ou passer sous silence les nuisances subies.

 

 

Il ne s’agit pas d’opposer développement économique et qualité de vie, mais de trouver un équilibre juste. Reconnaître les nuisances, faire valoir les droits du village, et obtenir un traitement équitable sont donc des exigences légitimes.

 

Le silence ou l’inaction ne sont plus une ligne politique locale acceptable.

Il serait temps d'agir efficacement pour l'intégration d'Andilly en zone C du PEB 

 

 

Notre travail et nos propositions

 

Un extrait du conseil municipal du 4 avril 2024, qui ne laisse aucun doute sur les axes défendus